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Quand on est aquarelliste et qu'on habite à quelques kilomètres de la capitale mondiale du pinceau de Beaux-Arts, le moins que l'on puisse faire est d'aller voir sur place comment sont fabriqués ces merveilleux outils. C'est chose désormais faite (mieux vaut tard que pas du tout !), et en bonne compagnie puisqu'avec mes élèves. Ce sont les pinceaux Léonard (qui connaissent leur sujet puisqu'ils en fabriquent depuis 1779 !) qui nous ont ouvert leurs portes, et quelle découverte ! Du l'artisanat, du vrai, le geste maîtrisé, des matières nobles, et les pinceaux qui passent de main (de femme) en main (toujours de femme) pour, à chaque étape, devenir peu à peu l'objet que l'on connait. Objet que désormais je ne regarde plus du même oeil, quel travail ! La visite méritait bien sur d'être racontée dans nos carnets de voyage et nous sommes descendues sur le port nous attabler gaiement devant cookies, muffins et autres thés tchaï pour mettre cela en couleur.