Difficile pour moi de passer à côté de ces mille petits trésors croisés en balade sans m'arrêter, m'extasier, rêver, imaginer des mondes grands comme des têtes d'épingle. Je tombe souvent amoureuse d'un galet, d'une plume ou d'un petit bout d'écorce que je pose, de retour à la maison, sur la cheminée de ma chambre ou sur le coin de ma table à dessin, que j'observe avec une loupe, que je garde au creux de la main, que je caresse du bout du doigt pour en sentir la rugosité ou l'extrême douceur. La nacre d'un coquillage, le duveteux d'une plume, la force d'un galet me sidèrent toujours, je ne parviens pas à me lasser et, bien qu'il y en ait dans toute la maison, chacun est associé à un souvenir précis, à ce moment où je l'ai ramassé, tenu dans ma main pour la première fois. "Il en faut peu pour être heureux" comme chantait le grand Baloo...

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