Première journée à pouvoir laisser la porte-fenêtre de mon atelier grande ouverte. Evidemment, ce n'est pas sans conséquences, et voir les oiseaux passer, de longues herbes dans le bec pour construire leur nid, entendre le vrombrissement des abeilles affairées, sentir cet air tout neuf envahir mon repère m'a donné envie de repousser un peu les murs (un atelier est, par principe, toujours trop petit !), de faire place nette pour de nouvelles créations. Pour être tout à fait honnête, ce n'est pas la place qui me manque, je le reconnais, mais plutôt le temps de peindre tout ce que j'ai dans la tête, et ce n'est pas ma faute si les journée ne durent que cinq minutes. A peine le temps de plonger dans mes aquarelles... et le temps s'évanouit, disparaît. Bref, il me fallait, comme chaque printemps, revenir à un espace plus dépouillé. Et le premier espace visé était "le coin des carnets", croulant littéralement sous les volumes. Ce n'est pas le premier "nettoyage de printemps" de mes carnets de voyage, et pas le dernier non plus, mais voilà, il ne m'en reste "plus que"... quatre-vingt... demain j'attaque mes cartons à dessins pleins à craquer d'aquarelles...

Ch