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Ce matin, en buvant très lentement mon café au pied du grand noyer, une feuille virevoltante m'est tombée sur les genoux. D'un brun presque orangé grignoté sur les bords par un gris-brun, sèche et craquelée, elle m'a dit que l'été, doucement, commençait à se retirer, elle m'a rappelé de regarder la lumière, les couleurs à peine fanées, et les nuages glissant dans le ciel, et le vol des merles au ras du jardin, de bien les regarder, de ne jamais cesser, de m'imprégner de chaque nuance, à chaque instant. Et ces couleurs-là m'en ont rappelé d'autres, des petits instants déjà envolés de ces deux mois de stages et de voyages, de cet été bleu et gris qui glisse vers la sortie. Le phare d'Eckmül, tout au bout du bout du monde, éclaboussé de lumière, le silence des musées posé sur les peintures, sur les broderies, les marbres et les bronzes, les petites croix de pierre le pied dans l'herbe fraiche, ma palette et ses mélanges d'été, et puis des noms, des lieux, Quimper, Clisson, Ploumanac'h, Pont-l'Abbé et Genève, Nantes et Lausanne,  et tous ces lieux si minuscules qu'ils n'en ont parfois pas de nom mais restent dans ma mémoire, car posés dans mes carnets, du bout d'un pinceau attentif...

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