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Virée impromptue à Quiberon. J'ai encore sur les lèvres le goût de sel des embruns, le goût de la mer, du large et des abîmes. La mer était verte, griffée de vent, comme agacée. Je me suis déchaussée et ai retrouvé cette sensation particulière des pieds dans le sable, du sol mouvant et fluide, et ai marché, mes ballerines à la main et les cheveux dans les yeux, le long de la frange d'eau glacée. Fracas des vagues, petites, rapides, comme pressées de se jeter sur la plage en une petite morsure vive, pour mieux se retirer et revenir, là, tout de suite, encore et encore. Le soleil était encore haut, j'avais bien le temps de rentrer, de retrouver la route des champs et des bois, de cette Bretagne intérieure plus apaisante et plus mystérieuse, cachée sous ses fougères, pour l'heure je jouais avec le sable autour de mes pieds, avec l'eau autour de mes chevilles, bracelet de mousse scintillant au soleil.