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La grande salle était méconnaissable, ré-aménagée pour devenir un cocon moëlleux, une alcove sous un ciel de nuit d'été. Une toute petite scène, presque au ras du sol, et les spectateurs assis, couchés, devant, sur les tatamis recouverts d'une foultitude de coussins. J'ai follement aimée cette soirée à laquelle je ne voulais pourtant pas aller, la voix à la fois fluide et un peu hâchée de ce Suédois chantant en anglais et expliquant, en français et avec tellement d'humour, ses chansons, sa vie, celle de son propriétaire à Amsterdam, celle de sa guitare. Juste sa voix placée là, un peu basse, un peu rêche mais douce et enveloppante. Et puis le violoncelle hypnotique de ce violoncelliste new-yorkais, cette musique entrant par les oreilles, par la peau, emplissant tout l'espace. Et le public debout, réclamant un autre morceau, puis encore un autre, puis encore un autre...