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Il y avait le blanc du poirier en fleurs, le rose des joues de Malo après la séance de trampoline. Il y avait le jaune tonitruant des champs de colza et le brun velours des labours de printemps. Et au-dessus, tout au-dessus le bleu immense et chaud et velouté, un bleu d'été qui emportait les coeurs et faisait tout oublier. Alors, je me suis arrêtée au bord de la route, dans ma petite robe à fleurs et mes sandales d'été, me suis déchaussée et suis allée marcher, pieds nus, dans le jaune du colza, dans la terre tiède et souple. Et sur les clochers des églises, les gargouilles de pierre, penchées vers moi, riaient de me voir.