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J'étais passée hier voir monter la roue, morceau par morceau dans les coups de marteau. Ce matin c'était le grand jour, celui ou le très vieux moulin au fond de la vallée allait retrouver le rythme lent et hypnotique de la danse de l'eau. Corentin était allé cueillir le bouquet qu'il fallait poser sur la première pale, comme le voulait la tradition, le bouquet qu'allait emporter la roue se mettant en mouvement pour son premier tour. Ensuite l'attente a commencé, le retour de l'eau dans le bief, centimètre par centimètre, les enfants qui courent, les appels dans la vallée, les derniers réglages, et puis d'un coup la vanne ouverte et l'eau qui jaillit, faisant tourner comme une ritournelle les deux tonnes d'acier. Ce soir le bouquet doit être loin, pétales éparpillés dans le courant du Gouessant. Ce soir un moulin a retrouvé sa roue, sa lenteur puissante, sa chanson universelle qui seule troublera le silence de la vallée.